dimanche 19 novembre 2006

En vrac

Fallait-il que la chance fut de son côté pour ramener jusqu'à lui celle dont il avait fait la connaissance voilà sept longs jours déjà en haut d'une grille en une curieuse parodie d'un Roméo et d'une Juliette qui ne se cherchaient pas mais s'étaient trouvés et reconnus une fois tous les rideaux baissés ? Il y avait de ces liens que le destin, pour peu qu'on le crédite d'une foi incertaine, tisse avec solennité. Ils se tendent quand les chemins se croisent rappelant que c'est le même rouet qui les forma et qu'il n'existe pas de hasard.

Tu te rappelles dis-moi ? A travers eux c'était nous. Rien qu'un extrait qui fait remonter à la tête les souvenirs brouillés de larmes de toutes sortes. Je te le dis tous les jours et tu le fais aussi, ce n'est jamais habituel jamais banal, jamais routinier. Tu me le dis tous les jours de la même façon, avec ces sept lettres inlassablement répétées dans le même ordre odieusement sentimental. Derrière l'écran chacune de nous se tait et pourtant je suis avec toi, juste à côté allongée sur le lit et je souris en te regardant écrire. J'aime ça. Nos échanges mots à mots coeur à coeur un peu tristes mais surtout tendres. D'une façon ou d'une autre nous revenons toujours sur nos pas, traçons un joli cercle et une marelle dedans, la première arrivée au ciel doit attendre l'autre !
Milie Milou je t'aime. Mon nez au creux de ton cou pour pas écouter tes bêtises.