dimanche 29 octobre 2006

Heure d'hiver

Salut belle compagnie, vous m'attendiez ? ( :3 )J'ai mis très longtemps (mais cela devient une coutume, non ?) à reprendre mon clavier. En fait j'attendais d'avoir (enfin) sur mon ordinateur les photos prises à la Fête de l'Animation. Je ne les ai (toujours) pas, mais demain devrait être le jour qui me libèrera de cette attente insupportable...
A gauche, là (<-) vous pouvez admirer la superbe dédicace que m'a faite Carole (que je remercie encore et encore, et à qui je fais plein de bisous et, promis promis j'essaie d'être de la prochaine convention, avec un badge masseuse officielle de Raxxon). Jay-Ko a également fait preuve de ses talents de dessinateur en m'offrant sa vision du Cheshire Cat (révélation au prochain post car le dessin vaut le coup d'oeil !).

Toujours est-il que j'ai adoré ce week-end passé en compagnie de mes raxxoniens préférés. Nous étions certes un peu serrés derrière le stand, mais la promiscuité favorise le déliement des langues ( ;) ). Ainsi j'ai pu embêter tout à loisir Arkanet et Jay-Ko, papoter avec Morella, faire la connaissance de Jones, celle du petit ami de Caro, mais aussi de deux nordistes : Meushi et Jade ! J'ai beau me dire que ça fait un peu tout est rose tout est joli que d'écrire que toutes ces personnes sont sympathiques, mais je ne vais pas mentir pour le plaisir de trouver un petit nuage noir sur mon beau fond bleu.

Le samedi soir nous sommes tous allés aux Trois Brasseurs pour déguster les plats régionaux. Puis, histoire de digérer, une petite balade dans Lille, une fois la nuit tombée, nous a tous tentée. Arkanet, Jay-Ko et Morella ont fini la soirée chez moi puis, à deux heures du matin, m'ont abandonnée pour aller dormir. Le rendez-vous était donné à 10h.

Le dimanche, j'ai essayé de coincer Souillon toute la journée, sans y parvenir, hélas. Ce n'est que partie remise (je l'avais vu le samedi, mais avec une telle nuée de fans devant lui que j'avoue humblement ne pas avoir eu le courage de me mêler à la masse). En revanche j'ai rencontré Xavier, un autre dessinateur de Dofus, hélas les connections synaptiques se sont faites un peu tardivement, et ce n'est que deux jours plus tard que j'ai fait le lien entre ce charmant monsieur et ce deviantart : http://gueuzav.deviantart.com/gallery/.

Morella fut la première à nous quitter, je l'accompagnais jusqu'à Lille Europe où, mettant à profit les 40 minutes de retard affichées, nous avons pris le temps de parler au calme. A 19h15, après une expédition cadi menée par Jay-Ko, sous le vent et la pluie, j'abandonnais à mon tour mes chers raxxoniens en leur promettant de les revoir au plus vite !
Il y a toujours un peu de tristesse dans les aurevoirs, même si l'on sait qu'il ne s'agit pas d'adieux, j'imagine que tout aurevoir le contient tout de même en germe. C'est en ces occasions que je suis heureuse d'être une "droguée" du Net, car où, ailleurs, aurais-je pu faire leur connaissance ? La toile m'a offert des amitiés qui n'ont rien de factice ou de superficiel, elle m'a permis de connaître des gens qui m'apportent beaucoup et que rien d'autre n'aurait pu me faire rencontrer.

jeudi 19 octobre 2006

Achete temps contre K

En ce moment j'ai l'impression de courir, mais pas comme un sprinter, non, plutôt comme une pauvre asthmatique en déambulateur qui tente de battre son record de 54 minutes et 35 secondes au cent mètres...
Pour faire clair je suis en retard dans mes cours et, au lieu d'utiliser mon temps libre à combler ce retard, je le passe presque entièrement sur Dofus (rpg dont je ne donnerai pas l'adresse, pour votre bien mes amis !! Car le jeu est terriblement addictif ! [certes, je suis une cible facile...]).
J'ai eu connaissance de Dofus grâce à Souillon, le dessinateur de Maliki. Nous avons échangé deux/trois courriels dans lesquels il m'a dit être présent à la Fête de l'Animation, ces samedi et dimanche à Lille, et plus précisément au stand Ankama pour le jeu Dofus. C'est ainsi que Souillon m'a refilé la drogue dont je suis aujourd'hui dépendante. Passons.

Je me suis achetée des lentilles de couleur ! Enfin ! Je tergiversais depuis un moment, et finalement, aujourd'hui, j'ai sauté le pas. Après une heure de tentatives désespérées devant la glace de ma salle de bain (je n'aimerais pas me réincarner en glace), je suis parvenue à les mettre sur ma cornée. Et là... bonheur. Je suis plus que satisfaite du résultat. Seul problème : si mon oeil gauche accepte parfaitement son nouvel iris factice, le droit n'a pas encore baissé les armes. J'ai donc désormais les yeux vairons, niveau esthétique cela a son petit charme :p.

Dernière chose, puisque j'ai évoqué plus haut la fête de l'animation, je serai donc présente au 2004 d'Eurallile les 21 et 22 octobre, partageant mon temps entre Dofus et le stand de Raxxon qui monte jusqu'à la capitale des Flandres pour venir nous offrir son nouveau numéro ^__^.
J'ai déjà hâte de revoir LPA, Caro, Castel et les autres ! D'autant que je vais manger au restaurant avec toute l'équipe le samedi soir ^_^.

Voilà donc pour les nouvelles du Cheshire :)
J'essaierai de poster plus souvent, promis !!!

vendredi 13 octobre 2006


" Ne va pas en France. Là-bas la vie est classe : bouffe classe, femmes
politiquement très incorrectes, sous-vêtements classes. L'ennui, c'est que les
Français sont impossibles à vivre. "
(...)
- Excuse-moi, avais-je répondu, mais je dois tirer au clair cette affaire de sous-vêtements.

jeudi 12 octobre 2006

André Comte-Sponville - Impromptus

Sauf mégalomanie particulière, on ne correspond qu’avec ses contemporains (…), et il y a là, me semble-t-il, quelque chose d’essentiel à la correspondance qui fait sa pauvreté et son prix. Un vivant s’adresse à un vivant, et non pour les siècles des siècles ( comme certains écrivains, point toujours les meilleurs, dans les livres ) mais pour partager quelque chose, un événement, ou une pensée ou une émotion ou un sourire, presque rien souvent et c’est l’essentiel de nos vies, pour partager cette pauvreté que nous sommes, que nous vivons, qui nous fait et nous défait, avant que la mort nous prenne, pour ne pas renoncer, tant que nous respirons et quels que soient les kilomètres qui nous séparent, à la douceur de vivre ensemble, en tout cas en même temps à la douceur de partager et d’aimer. Contemporains de la même éternité, qui est aujourd’hui. Passants dans le même passage qui est le monde. Tourgueniev, sur son lit de mort, voulut écrire une lettre à Tolstoï : " Monsieur, ce fut un grand honneur que d’avoir été votre contemporain. " Tout le monde n’est pas Tolstoï, tout le monde n’est pas Tourgueniev. Pourtant c’est un peu ce que nous voudrions dire, dans nos lettres, et que nous disons en effet, par nos lettres, par le simple fait de les écrire, et quoique nous disions en vérité. Si l’on met de côté les "échanges purement professionnels ou administratifs, c’est presque toujours d’amour que l’on écrit, et par amour, que cet amour soit de passion ou d’amitié, de famille ou de vacances, profond ou superficiel, léger ou grave. Je t’écris pour te dire que je t’aime, ou que je pense à toi, ou que je me réjouis, oui, d’être ton contemporain, d’habiter le même monde, le même temps, de n’être séparé de toi que par l’espace, point par le cœur, point par la pensée, point par la mort. Partir, c’est mourir un peu. Ecrire, c’est vivre davantage.
De nos jours, certes, le téléphone pourrait surmonter l’obstacle de la distance, et le surmonte en effet, qui transmet la parole à travers les pays ou les continents. On continue pourtant de s’écrire et point seulement par économie. Plusieurs même, et j’en suis, préfèrent recevoir une lettre plutôt qu’un coup de fil. Pour quelle raison ? Parce que le téléphone est importun, indiscret, bavard. Aussi surtout, parce que quelque chose ne peut être dit, ou mal, que seule l'écriture peut porter. L’écriture naît de l’impossibilité de la parole, de sa difficulté de ses limites, de son échec. De cela qu’on ne peut dire, ou qu’on n’ose pas, ou qu’on ne sait pas. Cet impossible qu’on porte en soi. Il y a des lettres qui remplacent la parole, comme un ersatz, un substitut. Puis celles qui les dépassent, qui touchent par là au silence. Celles-là ne remplacent rien, et sont irremplaçables. Ce dont on ne peut parler, il faut l’écrire.
Je me souviens, adolescent, avoir échangé des lettres avec telle jeune fille que je côtoyais tous les jours au lycée, avec qui je parlais, et les lettres pourtant faisaient entre nous un lien plus essentiel plus profond, plus intime. Elles passaient parfois par la poste, parfois de la main à la main, et cela ne nous a jamais paru saugrenu ni absurde. Pourquoi s’écrire quand on peut se parler, quand on se parle effectivement ? Parce qu’on ne peut pas parler toujours, ni de tout, parce que la parole peut faire obstacle à la communication, parfois, ou la vouer au bavardage, parce qu’il faut prendre le temps d’être seul, d’être vrai, parce qu’il est doux de penser à l’autre en son absence, dût-on le voir le lendemain, de lui dire la place qu’il occupe dans notre vie, même quand il n’est pas là, dans notre cœur, dans notre solitude, et c’est ce que la parole ne saura jamais faire, puisqu’elle l’abolit.
La parole ne nous rapproche d’autrui, bien souvent, qu’en nous séparant de nous-mêmes, et ne nous rapproche de l ‘autre que fictivement, qu’en surface ou pour la montre. Dans une lettre, au contraire, on n’atteint autrui qu’en restant au plus près de soi. Mais on l’atteint, du moins cela arrive, et à une profondeur où les paroles n’accèdent que rarement. L’écriture est plus proche du silence, plus proche de la solitude, plus proche de la vérité.